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10/03/2017 Dassault tient bon le manche - Section : Article

Dassault Aviation plie, mais ne rompt pas. Les "fondamentaux" de Dassault Aviation, comme les appelle le DGA Laurent Collet-Billon (S 1974) restent bons même s'ils sont pour la plupart en baisse.

C'est un défi très ambitieux pour Dassault Aviation de rebâtir un carnet de commandes solide. Le lancement d'un nouveau Falcon, en cours de réflexion, et la mise en service du 5X en 2020, pourraient y aider.

A quand la reprise du marché des avions d'affaires

Aujourd'hui, la préoccupation de Dassault Aviation est clairement sur le civil. Mais son PDG Eric Trappier n'attend pas d'ailleurs de reprise du marché des jets avant 2018. "Le marché des jets reste bas, faible, peu dynamique", a-t-il résumé. Et l'avionneur a précisé anticiper 45 livraisons en 2017 après 49 en 2016 et 55 en 2015.

Deux années déjà en deçà de ses objectifs sur fond de ralentissement économique dans les pays émergents, de guerre des prix "intense" sur le marché de l'aviation d'affaires et de "disparités concurrentielles" avec les constructeurs installés aux États-Unis.

Dassault Aviation pâtit également du retard du 5X, l'un de ses deux nouveaux jets, dont le moteur Silvercrest développé par Safran est prévu pour lui être livré en 2018 au lieu de fin 2013 en vertu d'un nouveau calendrier communiqué il y a un an. Les modifications du moteur sont en cours de développement. Le premier moteur avec toutes les corrections sera testé en 2017 par Safran au sol et en vol sur un avion en banc d'essais au préalable de la campagne d'intégration en 2018. "Safran met les watt depuis deux ans", a expliqué Eric Trappier.

Le 5X devrait entrer en service début 2020 au lieu de 2017. "Nous travaillons avec Safran tous les jours", a assuré Eric Trappier. Seule belle éclaircie, la mise en service en octobre 2016 du 8X, qui a été toute de suite mature, selon le PDG de Dassault Aviation.

Spécialisation industrielle par site. Dassault veut améliorer son outil industriel et sa compétitivité.

Pour rester compétitif en matière de coûts, de qualité et d'avantages concurrentiels, le constructeur poursuit son plan de transformation "Piloter notre Avenir" qui mise sur le développement des outils numériques, des process et innovations et enfin sur la rationalisation de l’outil industriel avec une spécialisation par site en fonction des filières stratégiques comme le regroupement de l’activité aménagement intérieur sur le site spécialisé de Little Rock (Arkansas).. Ainsi, tous les sites industriels du constructeur vont être spécialisés à l'image de Seclin (pièces métalliques) ou encore Argenteuil (tronçons avant de fuselage des avions militaires et des Falcon, aménagement fuselage du Rafale, assemblage revêtements équipés, tuyauteries complexes, emports).

En revanche, Dassault Aviation, qui a provisionné 39 millions d'euros en 2016, a mis en place des mesures incitatives pour faire partir des "centaines de salariés" sur la base du "volontariat", a expliqué Eric Trappier, qui n'a pas souhaité donner de chiffre précis. "L'industrie doit rester en France mais il n'est pas facile de faire de l'industrie en France", a regretté le PDG de Dassault Aviation.

Eric Trappier a assuré qu’aucun site de Dassault ne sera fermé mais que l’ensemble des sites seront adaptés aux besoins du constructeur et du marché. Le PDG a exprimé son souhait de rapprocher des ingénieurs des avions et a confirmé l’étude en cours pour installer un bureau d’étude à Bordeaux-Mérignac.

Rafale, un carnet de commandes bien rempli

Les activités défense de Dassault Aviation sont en forme. Ainsi, le carnet de commandes Rafale s'élève à 110 avions de combat grâce au contrat indien signé et mis en vigueur en 2016 (36 appareils). Au total, le carnet de l'avionneur s'élève en valeur à 20,3 milliards (y compris Falcon).

Le constructeur s'est également vu notifier par la DGA un contrat pour un marché de modernisation des Mirage 2000 D. Une rénovation "très légère", selon les termes d'Eric Trappier. Il a signé un nouveau contrat avec les garde-côtes japonais, qui porte sur la commande d'un troisième Falcon 2000 dédié à la surveillance maritime.

Le constructeur, qui est passé à une cadence de production de deux avions par mois, a remis l'an dernier six Rafale aux forces armées françaises, ce qui porte à 148 avions de combat livrés au total sur les 180 commandés par la France. En outre, deux Rafale Marine rétrofités au standard F3 ont été remis à la Marine nationale. En valeur, Dassault Aviation a reçu 651 millions d'euros de la DGA en 2016, dont 57 millions au titre de la R&T (recherche et technologie). Soit environ 20% du chiffre d'affaires de l'avionneur. Trois autres Rafale ont été également livrés à l'Égypte.

Pas de livraison de Rafale à la France en 2019 et 2020

Pour les prochaines années, Dassault Aviation doit livrer un Rafale à la France en 2017, puis trois en 2018. L'armée de l'air française, qui ne recevra aucun avion de combat en 2019 et 2020, attendra à partir de 2021 la livraison de 28 Rafale. Ce qui était prévu par l'actuelle loi de programmation militaire (LPM) en cas de contrats à l'exportation. Enfin, le constructeur attend le début des négociations pour le développement du  standard F4 du Rafale et d'une nouvelle commande (5ème tranche) pour atteindre la cible de 225 Rafale fixée par la Livre blanc de la défense. Soit 40 appareils supplémentaires.

A l'export, Dassault Aviation prévoit de livrer huit nouveaux Rafale à l'Égypte cette année. A ce titre, l'avionneur anticipe une hausse du chiffre d'affaires 2017 compte tenu des livraisons du Rafale à l'exportation. Les premières livraisons au Qatar interviendront en 2018 tandis que celles en Inde fin 2019, début 2020. Dans ce pays, Dassault Aviation a de "bonnes chances" dans l'appel d'offres pour 57 avions de combat destinés à la marine et poursuit ses discussions sur une nouvelle tranche de Rafale, cette fois construit en Inde, dans la continuité des négociations exclusives avortées au bout de trois ans en 2015.

Au 31 décembre 2016, le carnet de commandes comprend 110 Rafale (32 France et 78 Export) et 63 Falcon. Dassault Aviation prévoit de livrer, en 2017, 45 Falcon et 9 Rafale (1 à la France et 8 à l’Égypte).

Le chiffre d’affaires 2017 devrait être supérieur à celui de 2016 compte tenu du chiffre d’affaires Rafale Export.

La Tribune Par Michel Cabirol  du  09/03/2017




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