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13/05/2017 Une interview depuis les étoiles avec Thomas Pesquet ( S 2001) - Section : Article

A la Cité de l’espace, Toulouse (Haute-Garonne) le 9 mai pour la première fois, Thomas Pesquet, l’astronaute français actuellement à bord de la Station spatiale internationale, répondait aux questions d’un public conquis.

La salle de cinéma Imax et le hall d'entrée de la Cité de l'espace étaient combles, mardi à Toulouse (Haute-Garonne), pour la première rencontre en direct et en public avec Thomas Pesquet.

Près de 1 000 personnes s'étaient déplacées pour voir l'astronaute de l'Agence spatiale européenne (ESA) sur grand écran, sans compter les 6 000 internautes qui suivaient l'événement sur les réseaux sociaux.

A bord de la Station spatiale internationale (ISS) depuis cinq mois pour la mission Proxima, le dixième Français à aller dans l'espace a répondu pendant vingt minutes à une dizaine de questions, parfois en s'accrochant à la barre fixée au plafond pour reprendre son équilibre.
 
«Nous aimerions savoir si vous appréhendez votre retour sur Terre», lui a demandé Hippolyte, de l'école Lapujade.
«Non, car je serai content de retrouver mes proches et toutes les choses qui me manquent ici.» A la question : «Comment se brosse-t-on les dents dans l'espace ?» l'astronaute a exhibé une brosse à dents et du dentifrice, les faisant flotter devant lui. «La seule différence est qu'on ne peut pas se rincer la bouche, donc on avale le dentifrice.»

Le jeune homme a assuré qu'il n'avait pas ressenti le vide lors de sa première sortie extravéhiculaire : «J'étais depuis un mois dans l'espace, donc mon corps et mon cerveau s'étaient habitués. Malgré les 450 km de vide sous mes pieds, je n'ai pas eu le vertige.»

Thomas Pesquet a expliqué à Leïla, une collégienne, qu'il faisait deux heures et demie de sport par jour pour ne pas perdre sa masse musculaire et osseuse, en utilisant notamment un tapis roulant auquel il s'attache par des bretelles.

Il a aussi insisté sur l'importance des entraînements avant les sorties. «Le scaphandre, c'est comme une armure rigide, donc c'est difficile de se déplacer et encore plus de bricoler. Il y a des paliers de décompression à respecter.»

Retour en direct le 2 juin

A la demande de Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de la Cité de l'espace, l'astronaute a évoqué son meilleur souvenir dans l'espace. «Mon premier lever de soleil, alors qu'on était arrivés en orbite. Le soleil dessinait la courbe de la Terre à l'horizon».

«Vivre ce direct avec lui m'a rappelé à quel point nous ne sommes rien par rapport au cosmos», a commenté Lamia, à la sortie de la salle.

«C'est impressionnant de voir à quel point la transmission des images et du son est rapide et précise», a souligné Thierry, venu spécialement de Bayonne. Avant de quitter un public ému, l'astronaute a sorti de sa poche une pierre de Mars, confiée par la Cité de l'espace avant son départ, pour montrer qu'il l'avait toujours avec lui.

Le musée donne rendez-vous aux visiteurs le 2 juin pour assister en direct au retour de Thomas Pesquet sur Terre. En attendant, ils peuvent visiter l'exposition «Astronautes» afin d'expérimenter tous les gestes du quotidien des astronautes.

Le Parisien de Armelle Parion du 10 mai 2017



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