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10/10/2015 Les ingénieurs se portent au secours de l’économie française - Section : Article

Une vingtaine de dirigeants de l’ISAE Executive Club et de l’ IESF ont travaillé ensemble et le 1er octobre 2015, un cahier blanc a été présenté, intitulé « 8 propositions pour construire une économie prospère » avec 5 grands thèmes.

Il sera suivi d’un livre blanc plus développé en mars 2016. L’objectif est d’interpeller et convaincre les responsables politiques qui vont entrer en campagne.

« Pour réussir et préparer le futur, nous devons jouer ensemble » attaque François Lureau président d’Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF), la fédération qui représente le million de ces professionnels.

 Des défis qui sont autant d’opportunités

Les défis à relever sont nombreux et concernent des domaines dans lesquels les ingénieurs et scientifiques tiennent d’ores et déjà une place centrale : transports, énergie, intelligence numérique, technologie, robotique, électronique, préservation des ressources et de l’environnement.

« Nous faisons nos propositions aujourd’hui car ce sont les ingénieurs et scientifiques qui vont inventer une grande part des solutions qui permettront de surmonter ces défis », explique François Lureau.

« Nous avons bénéficié de formations très riches, nous nous devons de les mettre au service du plus grand nombre.  » François Lureau, président d’IESF

 Un rôle privilégié des scientifiques pour mener et gérer les ruptures

Ce sens de l’urgence dans un monde où les ruptures se succèdent, Jacques Lefevre (S 1984)  président de l’ISAE Executive Club et directeur associé de Stratorg Group, le partage. « Des ruptures majeures se produisent dans nos laboratoires. Elles n’auront pas lieu demain, elles se déroulent aujourd’hui ! Que ce soit dans la digital ou les biotechnologies, la composante technologique est fondamentale ; et portée par les ingénieurs et scientifiques. »

Le diplômé de Supaéro déplore que l’ingénieur soit « négligé depuis trop longtemps » en France. Son vœu le plus cher est qu’il redevienne « un métier ultra prestigieux, comme il peut l’être en Chine ».

Son rôle est clé dans les ruptures actuelles et à venir, devant être un levier pour cette reconnaissance et sa valorisation. « C’est d’autant plus fondamental que c’est par eux/nous que la France se positionnera en leader et en façonneur des ruptures, que nous ne les subirons pas. Nous avons tous les atouts pour le faire : les formations et les jeunes préparés au plus haut niveau. »

 Se mettre en mouvement

Reste donc à relever le défi majeur : se mettre en mouvement collectivement. A partir de là, il sera alors possible de « renforcer nos capacités de déploiement des innovations jusqu’à la mise sur le marché pour générer des emplois et une croissance durable et profitable » analyse Annie Combelles (S 1973) présidente d’Inspearit.

Cette ingénieure Supaéro se dit aussi extrêmement attachée à la proposition de collaborations développées et renforcées entre groupes et entreprises de tailles plus modestes, « qui sont souvent celles qui recèlent et inventent les innovations de rupture. »

Ce jeu collectif doit permettre aux forces économiques françaises de mieux se positionner à l’export en se présentant comme une filière industrielle plutôt qu’individuellement. « Les PME et ETI sont de formidables réservoirs d’emplois, il faut les soutenir plus largement. C’est à cette condition que nous restaurerons la compétitivité et créerons des emplois. Il en va du futur de notre société. »

 8 propositions « pour construire avec du sens, une économie prospère »
1. Restaurer la compétitivité et créer des emplois : en développant le jeu collectif des entreprises, la collaboration entre groupes et PME/ETI en ciblant des tissus industriels locaux, avec le concours des pôles de compétitivités et de BPI.
2. En soutenant les PME et ETI, notamment en renforçant l’allègement des charges sociales et fiscales.
3. Elargir les compétences : en faisant monter en gamme les savoir-faire, les compétences, les connaissances techniques et le savoir-être des ingénieurs en activité ; en développant l’offre de formation continue ; en s’appuyant sur l’expertise des établissements du supérieur.
4. En renforçant la reconnaissance du statut d’experts dans les entreprises, en valorisant cette fonction qui crée et porte les regards nouveaux.
5. Développer la notoriété internationale : en faisant des établissements d’enseignement supérieur des multinationales vecteurs d’influence de l’industrie France, en les dotant de campus à l’étranger.
6. Endosser pleinement une responsabilité sociétale : en amendant le principe de précaution qui bride l’expérimentation d’idées nouvelles.
7. En stimulant les vocations scientifiques et techniques par des actions auprès des plus jeunes pour faire connaître et aimer les métiers de l’ingénierie et des sciences.
8. Se positionner dans le débat public : en permettant une présence officielle des ingénieurs et scientifiques dans le débat public et parmi les décideurs.

Les experts d’IESF et d’ISAE Executive Club ont consulté une vingtaine de dirigeants de tous secteurs.

 A. D-F Le Journal des grandes écoles du 2/10/2015

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