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08/02/2019 Hugo Corbillé, la passion aéronautique au service du planeur de haut vol - Section : Article

À 23 ans, Hugo Corbillé, élève de troisième année à l’ISAE-SUPAERO, prépare le 11e championnat du monde de vol en planeur qui se déroulera à Szegred en Hongrie du 28 juillet au 10 août 2019.

Hugo est vice-champion de France junior (-25 ans) de vol en planeur en classe standard. Un titre acquis cet été à Angers le qualifiant pour le prochain championnat du monde junior avec l’équipe de France.

Hugo Corbillé en vol d’entraînement du championnat de France junior le 10 août 2018

Licencié de l’association tarnaise de vol à voile à Graulhet depuis l’âge de 13 ans, il découvre la compétition à 16 ans et depuis, il ne lâche rien. Il fait une pause pendant la prépa, avec l’objectif d’intégrer l’ISAE-SUPAERO. Son classement lui ouvre les portes des écoles parisiennes mais il choisit Toulouse pour allier sa passion pour l’aéronautique et son sport de prédilection.

A bord de son planeur de 15 mètres d’envergure, il cumule 300 heures de vols par saison. Il vole avec son club le week-end et le jeudi après-midi avec la section de vol à voile de l’ISAE-SUPAERO. Il enchaine 4 à 5 semaines de stage au centre national de vol à voile. Un programme pour aborder dans les meilleures conditions les 3 à 4 semaines de compétition avec la Fédération Française de Vol en Planeur.

En troisième année, Hugo choisit la dynamique des fluides et l’aérodynamique externe. « J’ai toujours voulu savoir comment volent les avions, les planeurs » se souvient-il.
Au mois d’avril, il commencera son stage de fin d’études chez Safetyn, une start-up toulousaine qui développe des applications pour l’aviation légère.
Des choix qui mêlent la rigueur scientifique à l’esprit de la glisse en 3D.

Comment appréhendez-cette échéance, et quelles sont les épreuves et les exigences de ce championnat du monde ?

"Je pense mettre toutes les chances de mon côté. J’ai pu aménager mon stage chez Safetyn sous la forme d’un mi-temps pour pouvoir m’entraîner 15 jours par mois en formation et en compétition jusqu’au championnat.

Pendant les deux semaines de ces Mondiaux, nous devons réaliser tous les jours, selon la météo, des courses de vitesse pure et dure sur un circuit imposé de 300 à 500 kms. Tous les concurrents sont mis en l’air en même temps. Le but est de choisir les meilleures ascendances, monter le plus vite possible et prendre les meilleurs cheminements. On vole en interaction permanente. On utilise les oiseaux, les éléments météo et les autres pilotes pour avoir les meilleurs indices possibles.

Le vol en planeur est un sport à part entière qui demande des qualités d’endurance et de concentration. Le renforcement musculaire et la maîtrise des techniques de posture sont très importants pour supporter ces épreuves de 5 à 6 heures par jour. Il faut pouvoir encaisser les enchainements des vols parce qu’au final le physique finit par jouer sur le mental et par conséquent les performances.

Je complète ma préparation pour combiner physique et mental au Centre de Ressources, d’Expertise et de Performances Sportives (CREPS) juste en face de l’Institut. "

Comment s’est passée votre qualification à ces championnats du monde et qu’est ce qui a fait la différence selon vous ?

"Mon année de césure, l’an passé, m’a permis de caler ma préparation avec mes semaines de stage pour le championnat de France de cet été. J’ai profité du premier semestre pour réaliser un projet personnel dans l’hémisphère sud. J’ai travaillé pendant 5 mois comme instructeur de vol à voile en Nouvelle-Zélande. J’ai donc pu m’entraîner et accumuler des heures de vols pendant la trêve hivernale en Europe. Ce programme a très certainement contribué à obtenir mon titre de vice-champion de France. Au second semestre j’ai un peu réduit ma préparation finale pendant mon stage chez Dassault à Paris. Mais j’avais déjà accumulé suffisamment d’heures de vol en Nouvelle-Zélande."

Comment se présente la dernière ligne droite de cette préparation ?

"Je continue à travailler mon endurance physique, ma concentration et à augmenter ma capacité à faire le vide. Mon esprit scientifique est un atout pour la rigueur. Mais à haut-niveau, la différence se fait dans les détails. Je dois améliorer mes réactions par rapport à des situations nouvelles sans suivre les méthodes vues auparavant. Innover dans une situation imprévue peut faire la différence.

Je rentre justement d’un stage en Afrique du Sud avec l’équipe de France. J’ai effectué 8 vols de 6 heures environ et parcouru plus de 4000 kms. Nous avons eu de très bonnes conditions avec des ascendances très puissantes et des plafonds élevés (hauteur maximale des ascendances). Ce sont des conditions de vol très différentes de celles connues en France. J’ai dû mettre en place de nouvelles stratégies de vol et prendre des décisions totalement différentes. C’était un entraînement enrichissant puisque je retrouverai probablement ces conditions cet été en Hongrie."

Hugo réussit à mener sa passion vers les sommets en la combinant à un parcours sans faute au sein de l’ISAE-SUPAERO. Jeune vélivole expérimenté, Hugo garde aussi les pieds sur terre. Il souhaite profiter de sa qualification aux Mondiaux de Hongrie pour promouvoir ce sport, synonyme de liberté, de grands espaces et de glisse.

Pour tout savoir sur le planeur et participer à son aventure :

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Crédits photos : Ludovic Mondésert / Fabrice Renaudet
Source site ISAE-SUPAERO du 7 février 2019

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