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22/12/2012 Les défis de Jean-Bernard Lévy, le nouveau patron de Thales - Section : Actualités

La nomination de Jean-Bernard Lévy à la tête du groupe d'électronique et de défense Thales est le résultat d'un compromis entre l'Etat et le groupe Dassault. Le nouveau PDG devra concilier deux objectifs potentiellement contradictoires.

C'est un PDG surprise qui arrive ce jeudi à la tête du groupe d'électronique et de défense Thales. Jean-Bernard Lévy, qui succède à Luc Vigneron, contraint à la démission, ne figurait en effet pas parmi les candidats les plus évidents. 

Pour M. Edelstenne, les priorités du nouveau patron seront de se familiariser avec le groupe et de ramener la paix dans l'entreprise, dont les syndicats refusaient depuis septembre de rencontrer le PDG Luc Vigneron, contesté dès son arrivée en mai 2009.

Ramener la paix sociale : C'est en soi un premier défi car Jean-Bernard Lévy va se retrouver confronté aux attentes contradictoires des syndicats et des marchés. Les analystes financiers souhaitent la poursuite de la restructuration de ce groupe de 68.000 employés. Les syndicats demandent la suspension de la réorganisation entreprise par le PDG sortant, Luc Vigneron, dont ils ont obtenu la tête.

M. Lévy, un polytechnicien de 57 ans spécialisé dans les télécommunications, devra aussi asseoir sa légitimité dans une société polymorphe, dont les produits vont des satellites aux blindés en passant par l'électronique de vol et la signalisation des chemins de fer.

Le défi sera d'autant plus grand qu'il est notoire que sa nomination résulte d'un compromis entre les deux principaux actionnaires, l'Etat et Dassault Aviation, qui défendaient des candidats différents mais tous deux issus de l'entreprise.

L'intersyndicale de Thales a immédiatement demandé "un moratoire sur l'ensemble des programmes de transformation mis en oeuvre par la direction sortante", notamment le plan "Probasis" de réduction des coûts. Dans un communiqué, elle a également exigé la nomination d'un nouveau directeur des ressources humaines, ouvrant la voie au remplacement d'autres dirigeants.

"Les antécédents du nouveau PDG vont nous inciter à être très vigilants sur les décisions qui vont être prises", a ajouté Laurent Trombini, délégué CGT. 

Améliorer les marges et limiter les activités : Les attentes des marchés ne rejoignent pas celles des syndicats. Pour Christophe Menard, analyste chez Kepler Capital Markets, le plan Probasis doit être confirmé. "Il est essentiel que le plan d'amélioration des marges soit maintenu pour parvenir à une meilleure appréciation du titre", a-t-il dit.

Un autre analyste a estimé sous le couvert de l'anonymat que le nouveau patron devrait "continuer la clarification du portefeuille d'activités du groupe, ce qui passe par des cessions et des acquisitions".

M. Vigneron avait trouvé à son arrivée en mai 2009 un groupe né de Thomson-CSF qui avait cru par acquisitions dans toutes les directions. La dispersion était telle que les commerciaux des différentes divisions se faisaient concurrence sur les mêmes produits, raconte-t-on au sein du groupe.Le PDG a mené une réorganisation musclée, limité les pertes sur des contrats mal négociés et, après deux ans dans le rouge, Thales a renoué avec les profits en 2010. Mais ces remaniements ont rencontré la résistance de baronnies internes et l'hostilité croissante des syndicats, qui ont dénoncé des projets de "délocalisation des emplois" dans certaines activités. 

Un parcours éclectique

Agé de cinquante-sept ans, Jean-Bernard Lévy a fait ses premières armes dans l'ancien groupe diversifié Matra, présent dans les secteurs de l'aéronautique, de l'aérospatiale et des télécoms. Polytechnicien, ancien directeur de cabinet de Gérard Longuet, Jean-Bernard Lévy a aussi fait un détour par l'univers de la finance en devenant l'un des associés gérants d'Oddo et Cie, avant de rejoindre Vivendi en 2002. Mis en difficulté par l'arrivée de Free sur le marché du mobile, il a ensuite fait les frais du mécontentement des actionnaires en juin dernier.

Source : L'Expansion.com avec AFP - publié le 20/12/2012  

Patrice Caine a fait son entrée au « comex » suite à la nomination du nouveau PDG.

 Son titre exact n'est pas encore arrêté, mais, pour ceux qui en doutent, Patrice Caine est l'homme qui monte chez Thales.

Celui qui n'est aujourd'hui « que » responsable des systèmes de protection d'infrastructure et de réseaux a été convié hier à participer au premier « comex » de l'ère Lévy, alors même qu'il ne faisait pas partie du saint des saints jusque-là. La réunion s'est déroulée sous la forme d'un déjeuner, dans la foulée du conseil d'administration qui a vu Luc Vigneron céder les rênes du groupe d'électronique de défense et de sécurité à Jean-Bernard Lévy.

En invitant Patrice Caine, l'ancien patron de Vivendi a montré de manière très claire qu'il entend lui confier un rôle important.  

« Une très bonne vision » X-Mines, très jeune - il aura quarante-trois ans en janvier -, ancien du cabinet Fabius à Bercy, où il a notamment supervisé le dossier Areva, Patrice Caine semble faire l'unanimité autour de lui. Il a intégré Thales en 2002, pour s'occuper de stratégie. A cette occasion, il a négocié l'entrée au capital de DCNS. A compter de 2008, il a pris des responsabilités opérationnelles, dans la division radars en particulier. «  Il est doté d'une très bonne vision, excellent manager, très humain et à l'écoute, sachant rattraper des situations difficiles  », estime Gilbert Brokmann, délégué CFE-CGC. Excusez du peu ! Les autres syndicats de Thales ne seront peut-être pas aussi laudateurs, mais ils apprécieront sans doute que Jean-Bernard Lévy s'adosse à un très bon connaisseur de la boutique.

D'autant qu'ils n'ont pas tardé à faire passer leurs messages. Ayant obtenu l'éviction de Luc Vigneron, l'intersyndicale a demandé dès hier au nouveau PDG d'instaurer un moratoire sur toutes les transformations engagées par son prédécesseur : plan d'économies Probasis, mise en place des services partagés, cessions d'actifs… Surtout, ils réclament la nomination d'un DRH à part entière, la fonction étant actuellement confiée au responsable des opérations. Une décision qui avait entraîné la rupture définitive avec Luc Vigneron.21/12/2012 Par Alain Ruello – les Echos

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