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Art et art de vivre au XVIIIème siècle

Musée Carnavalet, pas à pas

Dans les boiseries délicates d’hôtels disparus, les beaux meubles des grands ébénistes parisiens au service d’une société raffinée. Un siècle qui vit le triomphe de la femme et de l’élégance. L’esprit des Lumières.

Après un salon au décor d’inspiration extrême-orientale, une salle est dédiée à la Régence et au début du règne de Louis XV. À la mort de Louis XIV en 1715, Louis XV est trop jeune pour régner, une période de régence est instaurée jusqu’en 1723. Versailles n’est plus le lieu de résidence du pouvoir royal ; les décisions politiques, administratives et économiques sont prises dans la capitale.

Les années 1730 à 1750 sont développées dans six period rooms dénommées « salles Bouvier » conformément aux clauses de l’important legs d’une antiquaire parisienne. Les pièces de mobilier et les objets d’art décoratif exposés reflètent d’un art de vivre de groupes sociaux privilégiés. Chaque pièce témoigne de la créativité et de la qualité de l’artisanat parisien au 18siècle, que l’histoire des métiers et des quartiers où ils sont installés vient enrichir. Ébénistes, menuisiers, sculpteurs, horlogers, bronziers, fondeurs, doreurs ont travaillé à transmettre, sur plusieurs générations, un savoir-faire unique. L’habitat des Parisiens aisés se transforme. Un nouvel ameublement, plus léger et plus varié, voit le jour. Les arts de la table, avec l’orfèvrerie, la céramique et la verrerie, témoignent d’un grand raffinement.

Les intérieurs parisiens de la seconde moitié du 18e siècle sont présentés dans quatre « salles Breteuil », disposées en enfilade. Elles sont suivies par trois salles consacrées aux espaces non bâtis que compte alors la capitale. D’abord le Jardin des Plantes comme espace d’étude scientifique, ensuite les folies et jardins pittoresques créés dans et aux abords de la ville, enfin les espaces de spectacles en plein air pour les publics venus assister par exemple au départ d’un vol en ballon ou encore à un feu d’artifice.
Les aménagements et embellissements de Paris menés sous les règnes de Louis XV et Louis XVI sont présentés dans les trois « salles Conflans ».

Le parcours reprend ensuite avec un focus consacré à l’architecte Nicolas Ledoux.
D’abord, le Café militaire, réservé aux officiers, situé rue Saint-Honoré, ouvert en 1762. La décoration est confiée à un jeune architecte encore inconnu, Claude-Nicolas Ledoux. De part et d’autre des quatre panneaux exposés, des faisceaux et des casques structurent le décor composé de trophées représentant le bouclier d’Athéna avec la tête de Méduse, la massue d’Hercule, la dépouille du lion de Némée, le foudre de Jupiter, évoquant la force, la générosité, la rapidité et l’invincibilité.

Ensuite, le salon de compagnie de l’Hôtel d’Uzès. En 1768, le duc d’Uzès, son propriétaire, confie à Claude-Nicolas Ledoux d’importants travaux de rénovation. L’architecte est aussi chargé du décor du salon de compagnie, éclairé par deux portes-fenêtres ouvrant sur le jardin. Le décor est rythmé par, en alternance, quatre miroirs, quatre doubles portes et six grands panneaux sculptés de trophées d’armes accrochées à des lauriers. Sur les portes figurent les quatre parties du monde suivant l’iconographie de Cesare Ripa, auteur italien de la Renaissance : l’alligator évoque l’Amérique, le dromadaire l’Afrique, l’éléphant l’Asie et le cheval l’Europe.

La dernière partie du parcours est consacrée au rayonnement intellectuel de Paris et aux principaux acteurs de l’époque des Lumières. De part et d’autre du palier de Luynes, les encyclopédistes Denis Diderot et Jean Le Rond d’Alembert font face aux philosophes Voltaire et Jean-Jacques Rousseau. Plusieurs objets leur ayant appartenu ou à leur effigie sont exposés, autant de témoignages de leur grande popularité. Dans la salle suivante, les échanges entre la France et les États-Unis d’Amérique dans leur conquête de l’indépendance sont abordés, placés sous la figure tutélaire de Benjamin Franklin.

La section se termine avec Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, autre ardent défenseur de la liberté d’expression, dont les écrits préfigurent la Révolution française.

Entrée gratuite, conférencière à régler à l'inscription.

Samedi 11 mars 2023
10h30 - 12h00 (GMT +1)
Date limite d'inscription : 8 mars
Musée Carnavalet
23 Rue de Sévigné
75003 Paris
  • 20 € Tarif cotisant

  • 25 € Tarif non cotisant ou extérieur

Il reste 14 places
Intervenants
Odile Dupeyrat
Conférencière, diplômée d'Histoire de l'Art
Localisation

Musée Carnavalet

23 Rue de Sévigné
75003 Paris

Complément d'information (parking, Métro...) :

Métro : ligne 1 : Arrêt Saint-Paul ligne 5 : Arrêt Bréguet Sabin ligne 7 : Arrêt Pont-Marie ligne 8 : Arrêt Chemin Vert Station Vélib' : Station n° 3002 Saint-Gilles – Turenne Station n°4010 Saint-Antoine - Sévigné Bus : lignes 96 (Place des Vosges), 91

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Samedi 11 mars 2023
10h30 - 12h00 (GMT +1)
Date limite d'inscription : 8 mars
Musée Carnavalet
23 Rue de Sévigné
75003 Paris
  • 20 € Tarif cotisant

  • 25 € Tarif non cotisant ou extérieur

Il reste 14 places
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